Selon l’article 1538 du Code civil :
"Tant à l’égard de son conjoint que des tiers, un époux peut prouver par tous les moyens qu’il a la propriété exclusive d’un bien.
Les présomptions de propriété énoncées au contrat de mariage ont effet à l’égard des tiers aussi bien que dans les rapports entre époux, s’il n’en a été autrement convenu. La preuve contraire sera de droit, et elle se fera par tous les moyens propres à établir que les biens n’appartiennent pas à l’époux que la présomption désigne, ou même, s’ils lui appartiennent, qu’il les a acquis par une libéralité de l’autre époux.
Les biens sur lesquels aucun des époux ne peut justifier d’une propriété exclusive sont réputés leur appartenir indivisément, à chacun pour moitié."
Si l’héritière du mari fait à juste titre valoir que l’article 1538 du Code civil qui vient d’être rappelé est inapplicable à l’espèce, le bien litigieux ayant été acquis avant le mariage, il n’en demeure pas moins que dès lors qu’aux termes de l’acte de vente, l’acte a été acquis par les deux époux conjointement et solidairement, il leur appartenait indivisément pour moitié chacun. Les conditions dans lesquelles s’est effectué le paiement du prix n’est pas de nature à modifier les effets du contrat de vente et ne peut qu’ouvrir droit à créance de l’indivisaire qui aurait financé au delà de ses droits dans l’indivision sur l’autre.
CA Paris, Pôle 3, Ch. 1, 24 févr. 2010 (R.G. n° 08/21797), confirmation partielle
![Juris Prudentes - Droit Immobilier [logo] Juris Prudentes - Droit Immobilier](squelettes/v1.2/images/logo-m.png)

Commentaires
Aucun commentaire