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Protection de l’acquéreur

Protection de l’acquéreur immobilier en particulier droit de rétractation et garanties contre les clauses créant un déséquilibre.

Commentaires

1. jeudi 26 janvier 2012 à 10:35, par atao

...Mais qu’est devenu le prix de vente remis aux vendeurs ? ceux-ci étaient-ils les personnes mises en liquidation ?
Quant à la responsabilité du notaire, il serait difficile, à mon avis, de la retenir puisque la liquidation étant prononcée à peine une semaine avant la vente effective, je doute que celle-ci ait été immédiatement transcrite sur le kbis des vendeurs : vous avez été notaire et vous savez donc qu’on se dépêche de lancer les formalités pour être sûr d’être à jour le jour de la vente, le notaire ne pouvait donc pas, décemment, être officiellement informé.

2. jeudi 26 janvier 2012 à 14:26, par Juris Prudentes

Bonjour,

 

Le prix de vente, on peut le supposer, a été remis par le notaire aux vendeurs le jour de la signature. On peut supposer aussi que les vendeurs se sont empressés de le planquer.

 

Je n’avais pas d’autre intention que de souligner que le notaire, dans cette affaire et dans d’autres, n’offre aucune garantie que l’acheteur ne perde le bien acquis ou doive payer deux fois ce bien. Et aussi : le Kbis est mis à jour en temps réel ; il suffit de consulter InfoGreffe.

 

Il aurait suffi au notaire d’attendre quelques jours avant de remettre le prix pour éviter que l’acquéreur ne soit spolié.

 

Bien cordialement

3. jeudi 26 janvier 2012 à 15:59, par renaud.bertrand

Bonjour, il suffirait que les notaires, sur leurs honoraires, assurent les acquéreurs qu’ils auront leur titre de propriété ou qu’ils seront remboursés (auprès d’une compagnie d’assurances autre que celles contrôlées par lie notariat).

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La triste mais assez commune histoire de Julien Vaillaud

mercredi 25 janvier 2012 , par Juris Prudentes

- 11 avril 2008  : Julien Vaillaud achète par ACTE NOTARIÉ une maison avec dépendances à Chouday.
- 19 mai 2009  : il reçoit une assignation à comparaître devant le tribunal de commerce de Nevers aux côtés des anciens propriétaires de la maison. Julien Vaillaud apprend alors qu’une procédure de liquidation judiciaire à leur encontre a été ouverte le 2 avril 2008 et que la maison achetée figure donc dans les actifs de cette liquidation.
- Juin 2009  : Julien Vaillaud engage une double procédure devant le tribunal de grande instance de Châteauroux à l’encontre de la compagnie d’assurance du notaire qui a conclu la vente et de son successeur.
- 2 février 2011  : le tribunal de commerce de Nevers déclare la vente de la maison « inopposable à la liquidation judiciaire ». Conséquence  : le bien reste dans les actifs de la liquidation, mais la vente n’est pas déclarée nulle.
- 13 décembre 2011  : le tribunal de grande instance de Châteauroux rend son jugement. Il déclare "irrecevable l’action engagée à l’encontre du successeur du notaire" à qui Julien Vaillaud est condamné à verser 500 EUR au titre de l’article 700 CPC. Considérant qu’ "aucune circonstance objective ne pouvait éveiller les soupçons du notaire quant à l’existence d’une éventuelle procédure de liquidation judiciaire ouverte" à l’égard des anciens propriétaires, le tribunal déboute Julien Vaillaud de sa demande de condamnation de la société d’assurance.

Voir La solidarité s’organise autour de Julien Vaillaud. Voila ce qu’est en réalité la sécurité attachée à l’acte notarié si vantée. Il ne se passe pas une année sans qu’un dossier de cette nature me soit confié.

Souvent, après que le notaire ait assuré au client spolié que son assurance jouera, le même client se trouve engagé dans une procédure où la défense du notaire et de son assureur sera féroce, jusqu’à la Cour de cassation. Dans le cas d’espèce, on croit rêver en lisant l’attendu du jugement selon lequel le notaire ne pouvait connaître une éventuelle procédure de liquidation OUVERTE.

P R

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