Sur le fondement de l’article 901 du Code civil, la cour d’appel déclare le testament nul en raison de l’insanité d’esprit du testateur au moment de la rédaction de l’acte. En effet, il résulte d’une expertise judiciaire que le de cujus était dans un état de faiblesse psychologique et n’avait pas son libre arbitre, de telle sorte qu’un premier notaire avait refusé de recevoir le testament. Il ressort du dossier qu’il présentait au moment de la rédaction des signes confusionnels, un syndrome dépressif et qu’on ne pouvait considérer qu’il avait toute sa capacité mentale normale. Des témoins ont pu constater qu’il avait de grandes difficultés pour s’exprimer et qu’il tenait des propos incohérents.
Il convient de retenir la responsabilité professionnelle du notaire qui, tenu de s’assurer de la validité et de l’efficacité des actes, a omis de vérifier la capacité du testateur. En effet, il apparaît que le notaire ne connaissait pas son client, qu’il a constaté une certaine confusion mentale. Il aurait dû se renseigner auprès des médecins avant d’accepter de recevoir ce testament.
CA Bordeaux, 1re Ch. civ., sect. B, 23 mars 2010 (N° de rôle R.G. 08/01716), confirmation
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