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Successions, donations et testaments

Droit des successions, des donations, des testaments. L’exécution des libéralités.

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Les tableaux d’artiste tombent en communauté

vendredi 2 septembre 2011 , par Juris Prudentes

Les tableaux transmis par un peintre à son fils, lui-même soumis au régime légal applicable aux époux mariés avant la loi du 13 juill. 1965 (ancienne communauté légale de meubles et acquêts), sont, contrairement aux droits d’auteur afférents aux œuvres en cause, des biens communs, alors même que les œuvres n’ont pas été divulguées.


Alfred K et Mme R qui s’étaient mariés le 27 déc. 1955, ont divorcé le 20 octobre 1997 ; après le décès d’Alfred K, Mme R a assigné les héritières de celui-ci en ouverture des opérations de comptes, liquidation et partage de la communauté ayant existé entre eux.

Il a été fait grief à l’arrêt infirmatif attaqué (C.A. Paris, 3 févr. 2010) d’avoir dit que seraient portés à l’actif de communauté les tableaux de Pinchus K qu’Alfred K. avait reçus en héritage.

Mais après avoir exactement énoncé que dès lors que le régime matrimonial des époux K était celui de la communauté de meubles et acquêts, régime légal en vigueur au moment de leur union, de sorte qu’avait vocation à s’appliquer l’article 1401 du Code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi du 13 juill. 1965, selon lequel la communauté se compose de tout le mobilier qui échoit aux époux pendant le mariage à titre de succession ou même de donation, si le donateur n’a pas exprimé le contraire, la cour d’appel, constatant que, par son testament olographe daté du 17 avril 2000, Alfred K avait légué à sa fille Jeannette le droit moral et le droit pécuniaire qui lui avaient été transmis par Pinchus K, son père dont il était l’unique héritier, en a déduit à bon droit, conformément à la règle selon laquelle la propriété intellectuelle est indépendante de la propriété de l’objet matériel, que le support matériel des oeuvres de ce dernier, qui lui était échu pendant son mariage à titre de succession, était entré en communauté, de sorte que les tableaux litigieux devaient, en tant que biens corporels, être portés à l’actif de la communauté, peu important qu’ils n’aient pas été divulgués.


- Cass. Civ., 12 mai 2011 (pourvoi n° 10-15.667, FS P+B+I), rejet

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