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Pour disparaître ou rester sur Facebook après sa mort

vendredi 6 août 2010 , par Juris Prudentes

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Alerté par de nombreuses demandes d’utilisateurs pour fermer des comptes d’abonnés décédés, le site communautaire Facebook a précisé sa politique en la matière.

 

L’entourage se voit dorénavant proposer de remplir un formulaire pour indiquer ses volontés concernant le compte du disparu.

 

Après avoir prouvé à Facebook la réalité du drame (par un article de journal indiquant la mort ou une notice nécrologique), deux choix s’offrent : clôturer le compte ou le transformer en un mémorial où les amis du défunt pourront laisser des messages.

 

Cependant, Ashley Bethel, 26 ans, inscrite de Facebook, déplore que des personnes écrivent tous les jours sur la page d’un ami qui s’est éteint récemment. "Certains individus agissent comme s’ils étaient dévastés alors qu’ils ne le connaissaient pas tant que cela. C’est vraiment énervant. Pire, Facebook continue sans cesse de me demander de recontacter cette personne ou de lui envoyer un message." (Note de Juris Prudentes : ce n’est pas nouveau, bien des personnes parlent d’un disparu célèbre ou écrivent sur lui avec une peine affectée, sans avoir connu personnellement le défunt).

 

L’internaute Ashley Bethel fait allusion à une nouvelle application qui encourage les utilisateurs à parler virtuellement avec des amis qu’ils n’ont pas contactés depuis longtemps.

 

Indiquer ses désirs concernant le futur de son profil Facebook ou transmettre tous les mots de passe à un notaire. "De telles pratiques sont théoriquement possibles, mais pour le moment, il n’y a aucune remontée des notaires faisant état de ces préoccupations", assure Caroline Gaffet, responsable des relations médias au Conseil supérieur du notariat (Note de Juris Prudentes : faudra-t-il dans les années qui viennent systématiser l’interrogation de Facebook par les notaires comme ils le font maintenant pour le FCDDV ?).

 

Outre-Atlantique, le site Internet legacylocker.com propose d’ores et déjà de " donner aux survivants un accès facile aux photos, blogs, réseaux sociaux, courrier électronique afin qu’ils puissent décider du devenir des informations et des fichiers qui y sont stockés." Pour 29,99 dollars par an (ou un règlement unique de 299,99 dollars), l’internaute prévoyant peut laisser tous ses mots de passe et confier au site des lettres ou des vidéos que ses proches auront tout loisir de consulter après son décès.


Source :
- Vous n’êtes jamais vraiment mort sur Facebook, sur www.lemonde.fr, aujourd’hui, article signé Michaël Bloch

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